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mercredi 17 novembre 2010

Inside Job

Pour tomber les masques de suite, je confesserai que OUI, je me suis endormie une petite quinzaine de minutes au début du film!
Oui...

Mais essayez de penser un minute que cela n'est peut-être pas en relation directe avec la qualité du film, sinon avec mon état de fatigue momentané.
(Nouvelle confession : j'ai assisté à la séance qui coïncidait avec l'heure de la sieste... A croire que j'ai gardé des séquelles irréversibles de mon séjour ibérique!)

Inside Job est un film-documentaire en 5 parties qui retrace la crise économique dont l'apogée fut fin 2008 depuis les éléments déclencheurs qui remonteraient aux années 70-80 jusqu'à la situation "post-crise" actuelle.
Sur fond d'interviews d'hommes et de femmes politiques (vous y verrez notamment les tronches de Chirstine Lagarde et DSK) , d'économistes, de (ex) dirigeants des plus grandes banques de Wall Street et de sociétés d'assurance, de professeurs d'universités... On nous explique, avec un vocabulaire financier simple et accessible mais nécessitant tout de même concentration pour les novices, les mécanismes de base qui ont engendré l'une des plus grosses arnaques financières mondiale... le chômage, la misère, la violence . . .

Je n'ai aucune légitimité d'analyse étant donné ma culture économico-politico-financière qui flirt avec le néant, et me réserve bien évidemment quant à l'exactitude de tout ce qui est avancé dans ce documentaire.
Néanmoins j'ai voulu partager mes impressions car je me suis sentie plus que concernée - et clairement ébranlée - par une constatation mise en lumière à la fin du film :

"Pour la première fois dans l'histoire des Etats-Unis, les jeunes américains auront un niveau d'études et de vie moins élevé que leur parents"

Ce que je ressens aujourd'hui en France, à l'aube de mes 25 ans, avec un diplôme bac +2 en Sciences et un autre bac +5 en commerce, c'est que d'une part je suis privilégiée du fait d'avoir eu accès à l'éducation étant tout à fait consciente que c'est loin d'être le cas de tout le monde même dans mon pays "développé", et surtout, d'autre part, que malgré ces flopées de diplômes il y a deux cas de figures qui se dénotent largement chez les 25-35 ans : ceux qui ont une "bonne situation" mais qui ont oublié leur rêves, et ceux qui poursuivent leurs rêves mais qui galèrent (grave!), malgré des diplômes.

Je n'ai pas fais d'étude ni d'enquête pour avancer cela, je ne fais que traduire avec des mots ce que mes yeux voient, ce que mes oreilles entendent et ce que mon coeur ressent.
Et j'accepte que la sensibilité soit une notion subjective...

J'ai parlé avec des parents récemment, ils s'accordent pour me dire qu'à leur époque, fraîchement sortis de l'école ils se sentaient confiants, pleins d'avenir, positifs...
Aujourd'hui, personnellement, et après de nombreuses et perpétuelles remises en questions, je n'ai pas foi en mon avenir professionnel et je suis toujours un peu... "perdue", "paniquée", "angoissée". Je connais mes capacités, j'en ai, mais je n'ai pas de moyen "légal", "loyal", "social", de les mettre à profit! Dans un domaine où je serais bonne et efficace.

Tout cela est assez personnel car je m'appuie sur mon propre exemple mais si je me permets de le faire c'est que - personnel - ça ne l'est pas tant que ça... Vraiment.

Des solutions? Je n'en ai pas. Pas encore.
Le film non plus d'ailleurs...

Voilà, ce film n'est pas GENIAL, ce film n'est pas une PURE MERDE, ce film est INTERESSANT.

A bon entendeur...


La bande-annonce :


Pour conclure, une autre phrase que j'ai retenue :
"Why financial ingeneers earn between 4 and 100 times more than a formal ingeneer?
Formal ingeneers build bridges,
Financial ingeneers build dreams..."






samedi 14 mars 2009

Welcome

Ce sera un article rédigé sur le pouce, à ma courte pause déjeuner de 30 minutes, entre deux cuillères de colombo de poulet au mélange d'épices Masala du Népal...

J'ai vu trois films ces dix derniers jours, et pas des moindres, le tout dernier je l'ai vu hier soir, à l'UGC Gare de Lyon, je suis ensuite rentrée à pieds chez moi, un quart d'heure de marche dans le silence, à écouter les bruissements nocturnes de Paris, sans musique, les mains recroquevillées dans les manches de mon blouson, le regard fixé au loin, dans le vague de la rue de Charonne qui se reserre... L'esprit occupé, et le coeur serré par ce film :




Firat Ayverdi, l'acteur principal après Vincent Lindon, choisi par Philipe Lioret, le réalisateur car il parlait Kurde et anglais. Très très peu d'info sur cette prometteuse gueule d'ange, je sais juste qu'il est vraiment Kurde, que c'est son premier film, qu'il a 18 ans, et que dans la vraie vie il a une touffe de cheveux, un blouson en cuir et un quasi jean slim!



Derya Ayverdi, encore moins d'infos sur elle, mais il paraîtrait que c'est la seour de Firat!!

L'HISTOIRE :

Un jeune kurde de 17 ans a mis trois mois pour venir d'Irak jusqu'en France à Calais en s'accrochant sous des camions ou des trains et après avoir été retenu 8 jours par les soldats turcs, un sac noir sur la tête.
Il veut aller en Angleterre, à Londres, pour retrouver Mina, son amoureuse, il n'a qu'une idée en tête, la rejoindre, plus qu'un obstacle : la manche.
Mais les contrôles sont drastiques au port de Calais et les bénévoles aidant les immigrés sont persécutés. Bilal se croit des ailes et trouve tous les moyens pour essayer de passer mais il va vite déchanter, il ne lui reste plus qu'une solution : nager!
Il va prendre des cours de natation à une piscine Calaisienne, où son prof, Vincent Lindon, va s'enticher de lui et vouloir l'aider par tous les moyens...

Un film poignant, crevant de réalité, un jeu d'acteurs exceptionnels, mais vraiment! J'en ai eu la gorge nouée un sacré moment, je ne vous dirai pas la fin biensur mais vraiment, allez le voir!



Les critiques disent "Vincent Lindon aide un jeune réfugié pour reconquérir sa femme" je ne suis aps vraiment d'accord, je dirais plutôt "un homme seul qui retrouve une façon de relativiser et de se battre grâce à un homme fou de jeunesse et d'amour"...

vendredi 28 mars 2008

Concert au théâtre de l'Essaïon

Théâtre de l'Essaïon : petite salle au cœur de la capitale qui flirt avec Beaubourg, multiples voûtes pierre de taille
- (ici, j'appuie la parenthèse parce que je souhaite insister sur l'usage de celles-ci : tout d'abord, pas tellement bohème, quand le groupe qui passe n'est pas spécialement envoûtant ou que par exemple la chanteuse gargarise un tantinet à côté, et bien cela nous donne une excellent raison de lever le nez et de le laisser trainer à travers les méandres de l'enchevêtrement des pierres, ensuite, moi je sais pas mais confinée de la sorte six pieds sous terre dans un décors pareil, je m'imagine dans les années 30 entourée de gentlemans fumant la pipe et de cocottes chapeautées-gantées dont les corps s'emmêlent sur des rythmes jazzy, bref je me me vois sur une carte postale du Paris de l'entre deux guerres et c'est un grand voyage peu chère et guère fatiguant!) -
, chaises molletonnées de velours rouge, salle très chaleureuse où il est quand même préférable de venir avec écharpe et moufles en laine :p, lumières tamisées, acoustique sympathique...


Bon, alors à part une première partie de concert, comment dire, pendant laquelle j'ai passé mon temps à chercher tous les moindres détails qui me faisaient penser que NON ça n'était pas ... nul! jusqu'à ce que ma chère et tendre marion-ette se retourne vers moi pour me glisser un fatal : "mais c'est NUL nan? Faites-la taire!", j'ai laché prise et attendu, sourire narquois et grelottante, l'arrivée de Fanch et du p'tit BaZar!

Fanch, égal à lui même, seul sur scène avec sa guitare et son accordéon, interprète entier et perché qui nous embarque à coup sur la plus haute branche de son arbre. Magique, magnifique, fantastique ... hic hic hic! (ça c'est pour es verres de vin à notre santé :p)

Le p'tit BaZar, haaaaaa, le p'tit BaZaR, quel bordel pour décrire leur effet BaZaRdesque surtout que j'ai déjà du écrire 3 ou 4 billets sur eux alors là je vais faire ma feignasse et me contenter de vous balancer 2 petites vidéos, puis de toutes façons je sais que peu nombreux sont ceux qui me lisent jusqu'au bout :p



Sur ce morceau je suis chaque fois admirative du jeu d'archet de Lune, j'adore et je le répèterai encore la prochaine fois que je les verrai (en 2009!)



Et alors là, cette chanson, ça me fait le même effet que "la triste histoire du pauvre matin solitaire", vous savez, lecteurs asservis, celle que j'ai écouté environ 538,19 fois pendant mon voyage en Roumanie!! En plus j'ai réussi à filmer mon passage préféré, qui plus est en mode ZoOm (bon le 1er zoom j'ma ratée, c'est le 2ème quand ils parlent d'un petit cœur tout décousu raccommodé avec du fil et une aiguille...)


lundi 17 mars 2008

Siddartha, Hermann Hesse

Quand on m'a offert ce livre en novembre 2004, il y était annoté en 2ème de couv' "Un livre plein de sagesse" ; quel juste commentaire...

A l'époque, toute jeunette que j'étais, j'avais lu une 60aine de pages pour reposer l'ouvrage derrière les vitrines poussiéreuses de ma jolie bibliothèque voutée...

Aujourd'hui, alors que dans un mois je m'envole au pays de Bouddha, j'ai repris ce petit bouquin, tout fin qu'il est de ses quelques 172 pages, et je l'ai glissé il y a une semaine dans mon sac entre mon appareil photo et ma pomme. Ce matin ligne 7 j'ai tourné la dernière pages entre place Monge et Censier Daubenton avec une sorte de vague à l'âme bienheureux!

Siddartha, est une jeune Brahma (d'inde) qui comme beaucoup est en proie à des sentiments intérieurs très expressifs, souvent contradictoiresvet qui s'affrontent parfois avec une grande violence, ce qui torture l'âme innocente qu'il est au matin de sa vie!
Ce livre raconte le chemin qu'il va parcourir depuis l'adolescent qu'il était jusqu'au vieillard sage qu'il va devenir. Ça pourrait paraitre un brin cul-cul comme ça de but en blanc mais détrompez vous!
Il sera en pagne avec la barbe et les cheveux longs dans la peau d'un Samana, dénué de tout attachement matériel, puis riche commerçant cupide joueur et infâme buveur, et enfin passeur sur une rivière aux milles voix... toujours à la recherche de LA Sagesse ou peut-être autre chose au final................!

Sincèrement, bien que je n'en n'aies jamais pris, je crois bien que ce bouquin pourrait remplacer une bonne boîte de prosac, il rend complètement zen!! Si si promis, ce mec peut avoir toutes les raisons du monde pour égorger après avoir torturé sans pitié une détestable pourriture qui lui aurait fait la pire vacherie de la terre, il ne le fera pas, il pensera, écoutera, ressentira ce qui se passe autour de lui, puis la haine passera, pour faire place à la clémence, le détachement, la paix! J'en étais presque à sourire aux enc**** qui courent choper les strapontins dans le métro alors que j'ai 2 sacs qui me percent les épaules et me ratatinent matin et soir, ou à vouloir pardonner toutes les petites maladresses qui me rongent aux quotidien... ALALA, ça fait du bien d'être Zen je vous jure!


Allez, quelques extraits :

"L'amour peut se mendier, s'acheter, se donner, se ramasser dans la rue, mais il ne se vole pas!"

"Ecrire est bien, penser est mieux ; il est bon d'être habile, il est mieux d'être patient."

" - Tu es, lui dit-elle, pensive, celui qui, de tous ceux que j'ai vus, sait le mieux aimer. Tu es plus vigoureux que les autres, plus souple, plus docile. Tu as bien profité de mes leçons, Siddartha. Plus tard, quand j'aurai quelques années de plus, je veux avoir un enfant de toi. Et pourtant, chéri, tu restes, au fond, toujours Samana ; tu ne m'aimes pas, tu n'aimes personne. N'ai-je pas raison?
- C'est bien possible, dit Siddartha d'une voix fatiguée. Je suis comme toi? Toi non plus tu n'aimes point ; autrement comment pourrais-tu faire de l'amour un art? LEs êtres tels que nous sont peut-être dans l'impossibilité d'aimer. Les autres hommes le peuvent, c'est là leur secret."

"Sans s'en rendre compte lui-même, il s'était efforcé, pendant tout ce temps, de réaliser son désir, d'être un homme comme les autres, ces grands enfants! et il n'avait réussi qu'à rendre son existence plus misérable et plus vide que la leur, par ceque leur buts n'étaient pas les siens, pas plus que leurs soucis"

"Tous ces besoins, tous ces enfantillages, toutes ces aspirations naïves, déraisonnables, mais dont la réalisation donne à la vie un si puissant élément de force, ne semblaient plus maintenant aux yeux de Siddartha choses si négligeables, si puériles ; il comprenait que c'était pour elles que les hommes vivaient(...)"

mardi 11 mars 2008

MELINGO, Maldito Tango

"C'était un vieux élégant, au regard félin,
Avec des moustaches féroces, et des paroles triomphantes.
Sa posture était belle, son allure fine,

Et sur ses lèvres brûlantes, une grimace sensuelle...

C'était un vieux contrit, au rire cristallin ;

Qui se riait du Bien et riait du Mal...
Il fut le roi des boulevards, il tua une danseuse :

et pour une duchesse, il gaspilla sa fortune... I

ls l'appelèrent le Grand Loup, spécialiste des veuves.

Il perdit sa fortune avec une véhémente ardeur,

Et en plein cœur d'une nuit, plein de vieille dettes,

Avec son dernier billet, il entra dans un restaurant :
Et ici, avec deux cocottes, soules et nues,

IL MOURUT EN DONNANT DES BAISERS ET EN BUVANT DU CHAMPAGNE"

Eco il mondo de Claudio de Alas. (poète Colombien 1886-1918)



Voilà... Voilà pourquoi travaille la gitAnne en ce moment, et pourquoi elle voudra toujours travailler!!!!!!
LA MUSIQUE! LES MOTS! (d'ailleurs pardonnez ma piètre traduction d'Eco il mondo)
Alors oui c'est de la pub pour Mañana (le label où je bosse), mais je n'en ferais pas si ça ne me prenait pas aux tripes!

Le 18 mars 2008 sort MALDITO TANGO, le 2ème album de Melingo sous le label. Vous ne connaissez sûrement pas mais faites un effort de curiosité, je vous garantie que vous ne serez pas déçus.
Daniel Melingo est argentin, jeunesse dans la débauche et les groupes de rock, aujourd'hui grisonant il cultive une voix incroyablement grave, suave, virile et sensuelle, un régal! En plus avec sa tête de bad boy repenti et ses textes de bohème parfois murmurés aux sonorités éxotico-accoustico-modernes, cet album nous fait fondre et plus encore...!

Pour les vrais curieux, voici la page qui lui est consacrée sur le site de Mañana : http://www.mananamusic.com/fr/?page=artiste&id=3&deb=
et son myspace :
http://www.myspace.com/melingo

lundi 10 mars 2008

Andalucia

Andalucia ; le dernier film d'Alain Gomis, sorti mercredi dernier (le 5 mars 08). Je suis allée le voir car ma chère radio Nova en faisait la réclame! Néanmoins je savais à l'avance que ça ne parlerait ni de culture Andalouse ni de flamenco...

En fait ça parle de Yacine, la trentaine, qui visiblement est complètement paumé... Enfin, tout va plutôt bien, la santé, des boulots par ci par là, un fille de temps en temps, mais bon, rien de bien transcendant (enfin si quand même, une petit détail : comme son nom l'indique il est d'origine arabe, Marocain plus précisément, mais son père s'est converti au Christianisme 30 ans auparavant, et il se pavane avec une relique du pape dans les bras, c'est coooool)!! Il habite une caravane à Montreuil (entre nous, vous le direz pas, mais l'idée d'habiter une caravane repeinte en rouge avec plein de photos débiles au murs m'a comme effleuré l'esprit pendant le film... mais bon, on va pas trop le répéter!), et il est GENIAL, oui c'est le genre de mec qui se met à courir tout d'un coup en plein Paris parce qu'il en a BESOIN, parce que parfois ça fait trop de bien de courir dans cette ville! C'est le genre de gars, qui tourne en rond dans sa caravane en incantant des débilités, en se frappant le torse et en disant "c'est moi le plus fort", le genre de mec qui se balade sans but précis, qui déambule, vagabond, ère à travers la capitale et à qui il arrive des trucs un peu insignifiants mais géniaux à la fois comme ... cette femme qui croisera inopinément son chemin plusieurs fois dans le film ...

Et puis, point de vue réalisateur, alors là, j'ai ADORé les plans qui s'attardent sur le "coulage de bitume", c'est con mais c'est magnifique!! De même que le père de Yacine qui refait la carlingue d'une camionnette, vraiment, aussi incroyable que ça puisse paraître, c'est BEAU!

Bon allez, je vous rassure, on finit quand même par comprendre le TITRE du FILM (dans le bon ordre!). Et puis je ne sais pas quoi rajouter, ce film fait du bien, je ne vous ai conté que des détails pour qu'il vous reste la trame à découvrir alors allez-y ;-)

jeudi 24 janvier 2008

Swing

Voici le dernier petit bijoux de Gatlif que j'ai dégoté :

C'est l'histoire d'un petit "Gadjo" tout blond aux yeux clairs, qui veut apprendre la guitare manouche alors qu'il est en vacances chez sa mamie ( "Tu es tombé dans la rivière ... tu craches ... tu n'te laves plus, OUUUuuu ça va pas du tout ça mon bonhomme" !) pas loin d'un camp de Gitans.

Puis il y a cette petite demoiselle : Swing ... Passion enfantine si délicieuse!

Et comme tout bon Gatlif qui se respecte, des fêtes gitanes pleines de musique et de danse agrémentées de quelques sonorité orientales...

Allez, pour vous mettre l'eau à la bouche :

jeudi 17 janvier 2008

Mon dernier Barjavel

Olivier, 20 ans,
Entre Paris sous les pluies de pavés de mai 68, et Katmandou sous les fleurs, les dieux en statuettes et les hordes de zombis occidentaux qui peuplaient la ville à l'époque :

Comme d'habitude, Barjavel manie les mots avec une subtilité et une finesse exquises.
Comme d'habitude, il nous emmène très loin dans l'aventure, géographiquement et intérieurement.
Comme d'habitude il y a une histoire d'amour qui prend aux tripes, retourne votre petit cœur et fait jaillir des milliers d'étincelles dans vos entrailles.
Comme d'habitude, ça se termine .............. pour les fidèles de Barjavel vous le savez, pour les autres, je vous laisse découvrir l'unique défaut du Monsieur : au bout du 3ième livre vous savez indéniablement comment cela va se terminer...

Comme d'habitude, toute la journée je vais jouer à faire semblant, comme d'habitude je vais sourire, comme d'habitude je vais même rire ... Ah non pardon!! Ca c'est la chanson :p !!!!

lundi 14 janvier 2008

Supertramp!


Vous avez sans doute vu fleurir dans le métro et sur les panneaux Decaux cette affiche qui a réveillé en vous le baroudeur effarouché nostalgique des 70's que vous n'avez pas vécu mais qui vous fascinent et vous donnent envie de vous envoler pour des contrées lointaines un sac sur le dos pour toute maison comme les escargots.

Et puis, à défaut de "cojones" comme on dit, vous restez tranquillement installés dans votre petite vie chaude et bien nourrie en vous jurant au moins d'aller voir la toile le temps d'exotismer (je sais ce mot n'existe point!) votre existence en rêvant de ce que vous auriez toujours voulu faire mais que vous ne ferez jamais... et même pire, le temps passe, vous n'êtes pas fichus de vous arrêter 2 malheureuses petites heures dans votre vie à 100 à l'heure, et vous vous dites "bon au pire je le téléchargerai (pas bien :p) ou je le verrai en DVD" ou alors "Et puis de toutes façons j'ai pas envie de filer 8€ à une super production Américaine", ce qui peut être louable, mais...

NON! MALHEUREUX! ne faites pas cela, vous vous en mordriez les doigts!!!
Allez, reposez vous un peu, je sais que la plupart d'entre vous ne regarde que les illustrations et ne lit même pas mes merveilleux commentaire alors je vous épargne pour le moment :


Alors??
Allez, maintenant je vais arrêter de parler pour ne rien dire et rentrer dans le vif du sujet!!

Ce film, le petit dernier de Sean Penn, est inspirée d'un livre "Voyage au bout de la solitude" en français ou tout simplement "Into the wild" en VO de Jon Krakauer, lui-même inspirée un d'une histoire vraie, celle de Christopher Johnson Mac Candless alias Alexander the Supertramp.

L'histoire d'un jeune bonhomme de 22 ans (comme moi =), qui très certainement se cherche, n'arrive pas à faire table rase d'un passé lourd en mensonges et non-dits familiaux... C'est un jeune homme brillant dont les auteurs favoris sont Tolstoy, Thoreau et London qu'il cite à tout va. Il décide un jour que ... SA VIE NE SE PASSERA PAS QUE DANS SA TETE, et il part!

Il ne dit rien à personne, ni famille ni amis, il cède ses 25000$ d'économie à Oxfam (équivalent d'Emmaüs), s'en va avec sa vieille voiture qui l'abandonnera rapidement, brûle du coup tous les billets qui lui restent et entre dans SA liberté : celle de vivre "sans téléphone, sans montre, sans cigarette" seul face à lui-même et avec pour compagne la nature et toutes ses magies... Il traversera plus ou moins le pays de long en large, épopée illustrée de rencontres touchantes, pour enfin 2 ans plus tard atteindre son but ultime : l'Alaska, l'Alaska et son vide de société (Society, society, society!). C'est ici qu'enfin il se trouvera, mais ..................

Bon et puis outre le fantastique minois d'Emile Hirsh qui incarne, j'ai envie de dire, avec Brio ce rôle de super globe-trotteur, il faut bien dire que les paysage Américains projetés sur grand écran donneraient presque envie à la gitAnne pas très Ricaine que je suis d'aller faire un road-trip aux States alors c'est pour dire! Bref, dûr dûr de m'exprimer tellement ce film m'a bouleversée... En même temps, c'est juste parce que je peux carrément m'identifier au personnage et que JE PARS plus ou moins chercher la même chose dans moins de 3 mois maintenant...

Allez, et en bonus, quelques citations "I read somewhere, how important it is in life is not necessary to BE strong but to FEEL strong ... to measure yourself at least once, to find yourslef at least once, in the most ancient of human condition" " If you want something in life, grab it!" "True happiness is shared"

jeudi 10 janvier 2008

La gitAnne critique

750 pages, et un bonne grande nostalgie quand on referme ce bouquin qui nous a accompagné pendant 3 semaines (pour les gens très occupés qui lisent 3 pages ente 2 stations de métro ou au coins d'une table à un café...!)

Livre, que je n'aurais jamais eu ne serait-ce que l'idée d'acheter si on ne me l'avait pas offert pour mes 22 printemps (merci froGette et pardonnez la private dédicace!).

Le pire là dedans c'est que je ne peux même pas vous résumer plus que les 50 première pages tellement l'histoire est pleine de rebondissements. Je ne peux que vous dire que ça se passe entre Londres et la campagne Anglaise à l'époque Victorienne, et que ça raconte l'histoire de 2 jeunes filles au parcours opposés dont les destins sont en réalité très liés...

Je suis très frustrée car à votre place cette pauvre et misérable tentative de résumé ne me donnerait sûrement pas du tout l'envie spéciale de m'embarquer pour 750 pages... Mais je peux en tous cas vous garantir des "Oh putain!" criés malgré vous alors que vous gravissez les marches du métro les yeux rivés sur ces pages, ou des "oh nan pourquoi il commence MAINTENANT ce foutu super concert, c'est trop dingue là, j'en crois pas mes yeux, il faut absolument que je tourne la page, une toute petite siouplait, rappelez la première partie!!"...

lundi 19 novembre 2007

La gitAnne critique : Once

Voilà pour commencer l'affiche du film.

Je vous présente les 2 personnages principaux dont on ne saura jamais ni le prénom, ni l'âge...
Lui est Irlandais, réparateur d'aspirateurs (fucking hoover fixer sucker guy!) et accessoirement auteur compositeur qui se produit dans les rues de Dublin avec sa guitare amochée, coeur ébranlé par une infidélité... Elle, immigrante Tchèque, vendeuse de fleurs dans la rue et femme de ménage chez des "Dublin posh", maman d'une petite fille de 2 ans, mariée à un homme plus vieux qui est resté au pays...

Un soir après le travail elle vient à sa rencontre, sa musique la touche, elle est pianiste... Ils vont s'entendre...


Ils vont aller jouer dans un magasin de piano car elle n'en a pas...

Ou faire des beufs un peu n'importe où...

Puis interpeller un bassiste et un batteur dans la rue pour faire un week-end d'enregistrement...

Biensûr il y a du romantisme dans ce film, mais rien de mélo-dramatique, et surtout, c'est un film TRES musical, tout est exprimé à travers la guitare, le piano ou les voix (ce sont réellement les acteurs qui jouent et qui chantent) C'est simple, pur, pas de sur-jeu... Un film qui fait du bien.

Bon et puis il faut bien que je fasse mon commentaire de fille : cet acteur Irlandais (Roux aux yeux gris-verts-bleus on peut pas se tromper) est vraiment craquant avec sa barbe, ses cheveux fous, sa guitare défoncée, son métier de merde, son bonnet de laine, son vieux jean...

lundi 10 septembre 2007

La faut à Fidel : critiques !!



Premier long métrage de Julie Gavras (oui fille de .. ) avec Nina Kervel (Anna), Benjamain Feuillet (François le petit frère), Julie Depardieu (la maman) et Stefano Accorsi (le papa, espagnol dans le film avec l'accent et tout sauf qu'en vrai il est italien!)

Synopsis:
Anna a 9 ans, le film se passe entre les années 70 et 71 et il se passe plein de choses à cette époque: la mort du Générale De Gaule, la dictature de Franco en Espagne dont son papa est originaire, l'accession au pouvoir d'Allende au Chili. Papa est avocat, maman chroniqueuse pour Marie Claire, ils ont une vie de bourgeois accomplis dans une belle maison Parisienne avec jardin et nounou Cubaine qui a fuit la révolution Castriste, mais voilà que la mort de l'oncle Quino en Espagne va bouleverser ce long fleuve tranquille...

La petite Anna va être partagée entre l'engagement de son papa aux côtés d'Allende, sa maman qui écrit un livre sur la libération des femmes à travers l'accession libre et gratuite à la contraception et l'avortement, ses convictions religieuses, les idées plus capitalistes de ses grands-parents et de sa première nounou Filomena, les différentes histoires du commencement du monde par sa deuxième nounou Grecque, puis la troisième Vietnamienne... Elle n'a pas sa langue dans sa poche et n'a de blond que sa couleur de cheveux, c'est un florilège de répliques toutes plus drôles, pertinentes et attendrissantes les une que les autres, surtout quand le petit frère y va de son commentaire!
Jugez par vous même ...

Dialogues et Répliques :
Filomena : Il y a des choses dont il ne faut pas parler
Anna : pourquoi?
F : Des histoires de communistes dans la famille
A : Des quoi ??
F : Comunistes! Los barbudos! Moi j'ai du fuir Cuba à Cause des communistes et de Fidel, ils m'ont tout pris ma maison, ma terre tout! Malitos malitos sean! Ils ont failli déclencher la guerre nucléaire!
François : La guerre nucléaire ??!
Filomena : Moi je vais te dire une chose Anna, vivement que ta tante s'en aille, ce sont tous des ROUGES!

Cécile, copine d'Anna : Mais si ta tante est Espagnole, ton père aussi?
Anna : Presque pas, il y va jamais !
C : J'avais jamais vu quelqu'un dont le père est mort, en fait elle a l'air normal... Mais pourquoi elles peuvent pas rentrer chez elles ?
A : Elles sont communistes !
C : Ca veut dire quoi ?
A : Filomena dit qu'il sont rouges et barbus mais moi j'crois que c'est des gens qui ne craignent pas le seigneur et qui déménagent tout le temps ...

Le grand-père d'Anna : Le Général est mort ............ Tout est fini ........

Papa : Eso es una momia, au Chili c'est le nom qu'ils donnent à ceux qui sont contre Allende... Allende venait d'être élu mais il y avait des menaces de puch (prononcez poutch!)
François : C'est QUOI un pounch ?
P : C'est quand les militaires essayent de renverser le président.
(...)
François qui sort d'un carton, à sa soeur : Haut les mains c'est un pounch !
A : Même pas drôle ...

Filomena: Tes parents ils m'ont dit qu'il ne pouvaient plus me payer, mais moi je sais pourquoi ils me renvoient, ils sont devenus communistes!
A : C'est pour ça qu'on déménage?
F : Nous sommes pareilles toi et moi, moi j'ai du fuir Cuba, j'ai été chassée de chez moi et toi aussi maintenant tu dois abandonner ta maison, tout ça à cause de Fidel, il les rend tous FOUS!
A : Mais alors ... (et là je ne vous ferai pas le plaisir de mettre la fin de la réplique, ça enlèverait tout le charme du film alors, à vos écrans!)

Papa: Mi hija, Anna, una pequenita Momia ...
Emilio : Momia como los momios ? Ta fille est réactionnaire ?
Papa : Elle a absolument tenu à rester dans son école de bonnes soeurs, elle nous a fait de ces scènes...

Papa: C'est quoi ça ? Je vous ai déjà dit, je ne veux plus que vous lisiez ce facho de Mickey !

A : Maman, vous êtes devenus communistes ?
M : Pourquoi tu dis ça ?
A : Alors on est devenus pauvres ... ?

M : Panayota est rentrée en Grèce, son mari a été libéré, c'est Mailan qui la remplace.
A : Comment elle s'appelle ?
M : Mailan, elle vient du Vietnam, on t'a déjà parlé de ce pays ?
A : OUI je saaaaiiiiiis, c'est là ou les enfants sont brûlés par le Napalm!

François : Qu'est-ce qu'elle a Cécile ?
A : Elle a vu papa tout nu, elle avait jamais vu de zizi de garçon ...
F : C'est normal, vous avez des zizis coupés
A : On a pas des zizis coupés on a des ZEZETTES !
F : Ah oui ? et pis ? C'est quoi des zézettes ? C'est bien des zizis coupés !

A : Papa, c'est quoi mai 68 ?

(Anna et François attendent leur papa dans la voiture quand un gendarme s'approche pour mettre un PV)
F : S'il vient tout prêt, tu crois qu'il peut nous jeter du Napal ?
A : Mais non, le napalm c'est pendant les guerres !
F : Ils torturent bien avec du Napal pendant les pounch ...
A : Mais pas les enfants.
F : Tu crois que s'ils nous voient ils vont nous faire la guerre nucléaire ?
A : Mais nan tu mélanges tout, c'est les barbudos qui font la guerre nucléaire, ceux de Filomena, ceux qui sont rouges et barbus !
F : Mais nan c'est TOI qui mélanges tout, C'EST LE PERE NOEL QU'EST ROUGE ET BARBU !

Voilà, je vais vous laisser sur cette réplique EXEPTIONNELLE, et avouez que la photo de Fidel avec l'affiche du film est assez extraodinaire ...

vendredi 24 août 2007

La fille coupée en deux : Critiques!


Sensation étrange quand les lumières se rallument, est-ce que c'était un bon film ou pas? Une chose est sure, c'était pas nul et j'ai passé un bon moment, je ne regrette pas de m'être tapée 3/4 d'heure de métro et tout et tout MAIS je crois que le sénar est un peu naze c'est ça! Seulement certaines répliques sont tellement parfaites que ça rajoute du comique au cynique et inversement!! J'aurais envie de rajouter: ça se voit qu'il y a du Chabrol derrière mais ça serait con parce qu'en fait je reconnais absolument pas le style/la marque Chabrol juste que je me dis que ce film aurait pu être complètement nul mais c'est pas le cas et je me permet de penser que c'est parcequ'il y a un nom connu derrière!

Ludivine Sagnier qui pleine de rage regarde Berléand et lui sort un "tu m'dégoute" plein de haine suivit de "un peu..." c'est génial!! Bon j'ai pas imprimé tous les dialogues mais y'a vraiment de quoi faire!

Et on trouve un Benoît Magimel complètement transformé en espèce de dandy-bourgeois-prout-prout ,c'est assez drôle, même si on le voit pas sous ses plus beau jours ... malheureusement!

En définitive, à voir pour le charme de Ludivine et pour les répliques!!

jeudi 2 août 2007

Roumanie: épisode 2-a, GYPSY CARAVAN





Notre dernière réunion Roumanie remonte à mardi, et pour se faire nous avons décidé d'aller littéralement nous imprégner de la culture Romano-gitano-tzigane en allant voir ce merveilleux docu-film qu'est Gypsy Caravan, un vrai privilège car ce film ne passe que dans 9 salles en France dont 1 seule à Paris (espace Saint-Michel, 7 place Saint-Michel, tous les jours à 18h35, 5.20€ tarif étudiant, 6.80€ tarif normal!!!)

Synopsis:
C'est donc un film-docu qui suit la Gypsy Caravan sur sa tournée Américaine pendant 6 semaines.
La Gypsy-Caravan est composée de 5 groupes tous tziganes, mais de toutes origines mélangées. Il faut savoir que le berceau de la culture Rom est l'Inde, en effet des groupes hors-castes qui avaient des métiers considérés comme impurs (ferroniers, boucher, tanneurs, éboueurs, saltimbanques...) ont migré à partir de l'an 1000 vers l'europe et on fini par atteindre l'espagne vers 1425. Tout ça pour dire qu'il y a les Roms d'Europe de l'est qui ne viennent pas que de Roumanie mais également de Hongrie, de Bulgarie, de "Yougoslavie" ect..., "los gitanos" d'espagne, et les "Doms, lôms ou Hanabadoches" d'Inde et que dans cette "caravan" il y avait donc 5 groupes:

* Esma Redzepova, chanteuse, Macedonie (cette femme est une Déesse, un Ange, une Divitnité!!!),
* Taraf de HaÏdouk, groupe de cordes, Roumanie (le papi-violoniste est TELLEMENT chou....),
* La fanfare Ciocarla (que j'ai vue à la Bellevilloise, OUI Messieurs Dames!), Roumanie,
* Antonio El Pipa et Juana, JEREZ DE LA FRONTERA (c'est de là que vient Angelita Gomez avec qui j'ai fait un stage de Buleria hors du temps), Espagne,
* Maharaja, spécialiste de la danse des Genoux, Rhadjastan.

Alors voilà, je vais essayer de ne pas en dire trop pour laisser la magie intacte à ceux qui souhaiteraient découvrir le monde merveilleux de la bohème,mais sachez tout de même que je suis passée par à peu près tous les états: frissons de chaleur, chaire de poule, gorge nouée, IRRESISTIBLE envie de me lever pour danser (J'AI d'ailleurs dansé ... mais assise ... disons que je me suis dandinée sur mon fauteuil les mains levées vers le ciel comme une incantation :p), besoin frénétique de frapper dans mes mains (las palmas) pour accompagner la musique ou pour applaudir supplanté par un féroce tic verbal "OLEEEEEEE", yeux écarquillés, tête penchée ...........

Et je pense que ceci: "À la longue, il arrive qu’on oublie comment rien ne peut rendre aussi exactement, aussi profondément heureux que la musique. (...) Arrive alors un film et c’est là, tout à coup, éclatant d’évidence." est un commentaire qui colle exactement avec ce que je voulais dire du film !!!

Régalez vous des photos, et allez le voir, moi j'ai dansé, tourbilloné, et souri au minimum 2 heures entières après tout ce remue ménage dans mon p'tit coeur!

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